L'Inde introduit de nouvelles réformes dans la loi sur les télécommunications

L'Inde introduit de nouvelles réformes dans la loi sur les télécommunications

L'Inde criminalise la falsification d'identifiants de télécommunications et d'équipements radio non autorisés en vertu de la loi sur les télécommunications.

La loi indienne sur les télécommunications punit la falsification des cartes SIM et la possession d'équipements non autorisés, augmentant ainsi la responsabilité et la cybersécurité dans les télécommunications.

Le gouvernement indien a introduit des dispositions juridiques explicites en vertu des paragraphes 42(3)(c) et 42(3)(f) de la loi sur les télécommunications de 2023, qui qualifient formellement la manipulation d'identifiants de télécommunications et la possession intentionnelle d'équipements radio à l'aide d'identifiants non autorisés ou modifiés comme des infractions pénales. Ces mesures visent à relever les défis persistants liés à l'utilisation abusive des cartes SIM, à la fraude dans les télécommunications et à l'exploitation des infrastructures de communications numériques dans toute l'Inde.

La clarification juridique a été décrite dans un communiqué de presse publié par le Bureau d'information de presse (PIB) le 17 décembre, suite à une réponse écrite dans le Lok Sabha du ministre d'État aux Communications et au Développement rural, le Dr Pemmasani Chandra Sekhar. La réponse portait sur la responsabilité des abonnés mobiles et sur des problèmes plus larges de cybersécurité découlant d'une mauvaise utilisation des ressources de télécommunications.

Dispositions légales contre la falsification et les équipements non autorisés

En vertu du paragraphe 42(3)(c) de la Loi sur les télécommunications de 2023, tout acte impliquant la falsification d'identifiants de télécommunications est désormais traité comme une infraction punissable. Les identifiants de télécommunications comprennent des éléments tels que des modules d'identité d'abonné, des numéros d'identité d'équipement et d'autres identifiants uniques qui constituent la base de l'accès légal aux réseaux de communication.

Parallèlement, l'article 42(3)(f) criminalise la possession intentionnelle d'équipement radio lorsque l'individu sait que cet équipement fonctionne à l'aide d'identifiants de télécommunications non autorisés ou manipulés. Cette disposition est importante dans les cas impliquant des appareils clonés, des équipements d'interception illégaux ou du matériel de communication modifié pouvant être utilisé pour contourner les contrôles réglementaires.

Le gouvernement a encore renforcé ces délits grâce aux règles de cybersécurité des télécommunications, qui interdisent intentionnellement de retirer, d'effacer, d'altérer ou de modifier les numéros d'identification uniques des équipements de télécommunications. Les règles interdisent également aux individus de produire, de trafiquer, d'utiliser ou de posséder du matériel ou des logiciels liés à des identifiants de télécommunications lorsqu'ils savent que de telles configurations ne sont pas autorisées.

Utilisation abusive de la carte SIM et acquisition frauduleuse d'identifiants télécoms

Abordant la question plus large de l'utilisation abusive de la carte SIM, le ministre a souligné que le paragraphe 42(3)(e) de la loi sur les télécommunications de 2023 criminalise l'acquisition de modules d'identité d'abonné ou d'autres identifiants de télécommunications par fraude, tromperie ou usurpation d'identité. Les cartes SIM obtenues frauduleusement ont souvent été associées à la cyberfraude, à la criminalité financière et au vol d'identité, ce qui nécessite des mesures de dissuasion juridiques claires.

L'Inde introduit de nouvelles réformes dans la loi sur les télécommunications

Le gouvernement a noté que les responsabilités liées à la « police » et à « l'ordre public » relevaient de la compétence des gouvernements des États, comme indiqué dans la septième annexe de la Constitution indienne. En conséquence, la mise en œuvre de ces dispositions dépend de la coordination entre les autorités de régulation centrales et les services répressifs des États.

Pour éviter toute utilisation abusive au stade de l'intégration, le Département des télécommunications (DoT) a exigé, par le biais de conditions de licence, que les fournisseurs de services de télécommunications (FST) procèdent à une vérification appropriée de chaque client avant de délivrer des cartes SIM ou d'activer des services.

Mécanismes de surveillance réglementaire et de reporting public

Au-delà des sanctions pénales, le cadre réglementaire met l'accent sur la surveillance et la détection précoce des abus liés aux télécommunications. Le ministère des Transports a développé des mécanismes qui permettent aux citoyens de signaler toute utilisation abusive présumée des ressources de télécommunications, permettant ainsi aux autorités et aux fournisseurs de services d'identifier les modèles de fraude et de désactiver les numéros ou connexions incriminés.

Ces mesures visent à responsabiliser les contrevenants tout en protégeant les abonnés légitimes des conséquences d'une mauvaise utilisation de la carte SIM. En encourageant le public à rendre des comptes, les autorités cherchent à renforcer la surveillance collective contre la cybercriminalité liée aux télécommunications sans détourner la responsabilité des entités réglementées.

Débat politique et suppression de l’installation obligatoire des applications

Les dispositions juridiques de la loi sur les télécommunications ont attiré une attention accrue du public à la suite d'une controverse autour d'une directive gouvernementale exigeant la pré-installation obligatoire d'une application mobile correspondante sur tous les nouveaux smartphones. La directive a suscité les critiques des défenseurs de la vie privée, des dirigeants de l'opposition et des entreprises technologiques, qui ont exprimé leurs inquiétudes concernant le consentement des utilisateurs, les risques de surveillance et les autorisations excessives.

Face à la réaction croissante du public et à la résistance des fabricants d’appareils, le ministère des Communications a retiré l’ordonnance de pré-installation obligatoire début décembre, précisant que l’application resterait volontaire. Le gouvernement a déclaré que son retrait n’affectait pas le cadre juridique sous-jacent établi en vertu de la loi sur les télécommunications de 2023.

Le débat ne change pas l’intention de la loi. En criminalisant la falsification des identifiants de télécommunications et la possession sciemment d'équipement radio utilisant des identifiants non autorisés en vertu du paragraphe 42(3)(c) et du paragraphe 42(3)(f), le cadre établit clairement la responsabilité en cas d'utilisation abusive de la carte SIM. À mesure que les forces de l’ordre se renforcent, les organisations ont besoin de visibilité sur la fraude télécom et les abus liés aux infrastructures. Cyble fournit des renseignements sur les menaces pour aider les équipes à détecter et à évaluer ces risques à un stade précoce.

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